Mon carnet de voyage

04 mai

Ca y est ! Après 12 heures d'avion me voila enfin arrivé à Lima. Je suis maintenant avec Thomas, Guillaume et Adrien. Dès notre sortie de l'aéroport, nous avons été accueillis par une horde de taxis qui nous proposaient leur services. Cependant, malgrès notre naïveté de jeunes barroudeurs que nous sommes, nous avons choisi de faire confiance à l'office de tourisme de l'aéroport quant au choix de notre taxi (...les faux taxis étant très répandus au Pérou). Au passage un petit merci à notre bible du voyage, le guide du routard.

Bien loin des quartiers touristiques, nous avons été acceuilli par Camilo, un Péruvien de 22ans, que l'on a rencontré grâce au site "coutch surfing". Nous avons donc passé la nuit dans un appartement archaïque pouvant être assimilé à l'auberge espagnole (on est 4 francais, 2 argentins, et 2 nouveaux francais viennent d'arrivert aujourd'hui ! ...son record d'affluence étant 15 personnes). Au menu : douche froide, nuit sur un tapis de sol en entandant le doux son des klaxons,... Mais ce mode de vie nous interressait bien plus que le confort des "beaux quartiers" touristiques, montrant une face totalement différente de la vie réelle du Pérou . Camilo nous a ensuite amené dans un "restaurant" situé au beau milieu de boutiques avec vue imprenable sur les cuisiniers (composition du restaurant : une longue table, 2 casseroles, et deux cuisiniers). On s'en est donc tiré avec un plat plus que copieux à 5 Nuevo Sol soit l'équivalent de 1€.

Aujourd´hui nous avons passé la journée à Lima, et nous pensons quitter cette ville dès demain soir afin d'atteindre, en bus, Huaraz pour nous acclimater à l'altitude (Altitude de Lima 5m, Huaraz 3 090m), afin d'éviter d'avoir le mal des montagnes pour notre trek de la cordillère Blanche.

Au passage c'est avec grande déception que je vous amnonce que je n'ai pas réussi à mettre mes photos sur le PC. J'éspère régler ce problème au plus vite.

A bientôt !!!!

 

05 mai

Le problème des photos étant réglé, j'en profite pour vous en faire partager quelques unes.

Partant à Huaraz ce soir, nous avons donc passé notre dernier jour à Lima. Pour en profiter au maximum, nous avons décidé de parcourir la ville de long en large en nous laissant guider par le hasard.

Le hasard faisant bien les choses, nous sommes tombés au coeur du quartier historique, où l'architecture post-colombienne est remarquable. Nous sommes ensuite tombé au beau milieu d'un marché où nous avons décidé de faire une halte pour manger, au beau milieu des poulets, porcs,...

Nous avons ensuite continué à parcourir la ville, au milieu de cartiers plus ou moins rassurant !

Tout à l'heure en rentrant nous avons découvert deux nouveaux habitants chez Camilo (2 argentins qui font le tour du monde). Nous sommes donc à présent 11 à vivre chez Camilo !

Nous allons donc maintenant préparer nos sacs en vue du départ. 8 longues heures de bus nous attendent. Nous prévoyons d'arriver vers 5-6h du matin à Huaraz, en espérant pouvoir dormir dans le bus....

(merci pour vos messages d'encouragements !)

09 mai

Cela fait naintenant quatre jours que nous sommes à Huaraz, au pied de la majestueuse cordillère blanche, perchés a plus de 3070m d'altitude. Il faut savoir que cette ville à été totalement rasée suite au tremblement de terre de 1970 et entièrement reconstruite. Cette ville a encore des allures de chantier.. Dès nortre arrivée on a rencontré Iban, qui travaille à l'office de tourisme et qui est guide de montagne. Il nous donne donc de précieux conseils pour les treks à venir.

Notre premier trek (trek d'acclimatation de 2jours) a consisté à rejoindre le lac 69, situé à 4555m d'altitude. On a donc marché un peu plus de 3h avec un dénivelé positif d'environ 900m pour atteindre ce lac et y passer la nuit. A cette altitude le mal des montagnes commençait à se faire ressentir. Cependant la récompense était de taille : Un lac au fond bleu clair surplombé par un glacier situé a environ 300m de hauteur.

Le lendemain, réveil 6h pour rejoindre un refuge et retourner sur nos pas. C'est sur ce retour que nous atteignons une altitude maximale de 4815m (égale à celle du mont blanc). C'est ainsi, sous le neige, que nous sommes rentrés à Yungay, pour ensuite pouvoir rejoindre Huaraz.

Nous prévoyons à présent, après un jour de repos, partir pour le trek de quatre jours de Santa Cruz, situé en plein coeur de la cordillère blanche.

 

 

13 mai

Ca y est ! on a enfin vus nos premiers lamas sauvages !

C'était dans notre deuxième trek dans le parc national Huascarán. On est parti lundi matin à 5h pour pouvoir prendre le bus nous menant à Vaqueria. 4h de bus plus tard nous voilà donc prêt pour débuter le trek de Santa Cruz. Au bout de quelques heures de marches on a l'impression d'être seul dans la nature, au milieu des animaux sauvages (...dont ces fameux lamas ! -j'ai d'ailleurs essayé de m'en approcher pour pouvoir prendre une photo, mais arrivé à quelques pas du lamas il a fait une tête bizarre, peut être signifiant qu'il voulait me cracher dessus ?! ..J'ai donc préféré remettre cette photo à plus tard ! ). En fin de journée il a commencé a pleuvoir donc on a décidé de planter les tantes. Après avoir manger (vous pourrez d'ailleurs voir la qualité gastronomique de nos repas dans mes photos en dessous) il nous est arrivé une autre expérience étrange avec les animaux du parc naturel. En effet, on s'est aperçu qu'un taureau tournait autour de nos tantes (Guillame et Thomas ayant vus la bête renifler ma tante). Peut importe, il pleuvait, on décide de ne pas lever le camp. Le lendemain matin, c'est tout un troupeau qui encerclait nos tantes. On a donc petit déjeuner en tête à tête avec le taureau, et autres vaches..

La deuxième journée était plus difficile car on a parcouru un dénivelé important en quelques heures, sous un soleil de plomb (coups de soleil à l'appui !), pour arriver a Punta Union (4750m),  l'altitude maximale de notre trek. L'après midi on a descendu l'autre versant du sommet pour arriver sur une vaste plaine où on a installé le camp. On était à quelques kilomètres de l'Alplamayo ! Le soir même on se décide à faire le trek en 3 jours et donc à entammer les provisions que l'on avait prévu pour le dernier jour.

Troisième et dernier jour de trek. On accélère un peu le pas pour pouvoir arriver à temps à Cashapampa et rejoindre Huaraz. Les sacs se font lourds et les ampoules se font ressentir. On est en plein milieu de la plaine, entourés par les montagnes. On traverse divers lacs, au paysage méditéranéen, et on commence à croiser nos premiers touristes assistés de guides et mules. Après un peu plus de 6h de marche nous voilà a Caschapampa. On prend alors le premier taxi pour rejoindre Caraz. Puis on s'empresse de monter dans un collectivos (un genre de minibus à 15pesronnes, moyen de locomotion très répandu au Perou) pour rejoindre Huaraz. Le voyage a été atroce. D'abord parcequ'on était crevé du trek, mais également parcequ'on était tous sérré, durant les 2h de trajet dans ce minibus (le but du collectivos étant de faire rentrer le plus de personnes possible pour rentabiliser au mieux sa journée). Au final on était 23 dans ce misérable bus.

Bref, a 19h on est a Huaraz, on peut enfin manger un repas convenable et passer une bonne nuit...

 

21 mai

“...Et le Qhapaq Nan dans tout ca ?!”

Apres queques recherches effectuées  a Huaraz sur le chemin Inca, nous voila enfin prets a en emprunter une partie. Ce chemin n’est pas entierement cartographié et le peu qu’on en connaisse dans cette région passe pas Yauya, Huari, Pomachaca pour ensuite rejoindre le site archéologique  Huanuco Pampa.

Thomas et Guillaume étant partis pour Lima, Adrien et moi décidons de nous lancer a l’assaut du Qhapaq Nan en partant de Yauya pour rejoindre Huari.

Grace a Iban, nous obtenons les coordonées d’un contact a Yauya qui pourra nous éclairer sur notre quete.

Hé hop, l’aventure commence !

On estime le temps de marche a 3 jours et achetons la nourriture en conséquence. Les tickets de bus en main nous voila enfin prets pour l’aventure. Mardi matin réveil 6h00 pour prendre le bus a 6h30 a Huaraz. 8h00 de bus nous attendent. Apres 2h00 de bus, les problemes commencent: le bus a crevé ! On perd un temps précieux en changeant les roues crevées. Au final, en comptant les problemes mecaniques et les pauses effectuées on arrive a 17h30, alors qu’on avait prévu d’arriver a 14h30-15h00. Le jour se couchant vers 18h00, Adrien et moi  commencont a nous remmettre en question et a nous demander si on va pas marcher de nuit avec nos lampes frontales pour rattraper le retard.

Une fois arrivés nous décidons d’aller rejoindre notre contact. Notre expédition prend alors des allures de carte au trésor, pour trouver notre précieux contact dans cette petite ville. Ca y est on l’a enfin trouvé ! Martin est en fait membre de la municipalité de Yauya. Des notre rencontre une conplicité s’installe et Martin prend les choses en main ! Il nous déconseille d’emprunter ce chemin la nuit car il y a plusieurs séparations  et on risquerait de s’éloigner de notre destination finale. Pour cela il nous conseille de partir le lendemain avec un ami a lui, Huber, qui connait tres bien le chemin. Martin et Huber nous ammenent donc dans un endroit ou on pourra passer la nuit, et partir le mercredi matin de bonne heure.

On entamme alors une longue discussion sur la culture Inca et le respect que les Yauyanais possedent a son égard. On organise également la marche des jours a venir.

A la fin Martin sort sa caméra et nous demande de nous présenter, dire ce que l’on va faire et adresser nos salutations aux péruviens. Adrien et moi nous exécutons  et participons donc, avec Huber, a cette vidéo qui permettra de  faire un petit clip pour promouvoir la ville de Yauya (...qui est tres peu fréquentée par les touristes...). Les choses étant un peu prévues a la derniere minute, on regle les derniers détails techniques avec Huber. Il est 10h00 lorsque nous nous couchons. Nous sommes crevés par cette journée qui s’est révélée haute en surprises. On a vraiment été surpris par la générosité des personnes que l’on a rencontrés et de leur implication dans notre projet.

Le lendemain, nous voila partis popur Huari. On se leve a 6h00 pour rejoindre Huber, qui arrive avec plein de prospectus de la ville de Yauya a la main, qu’il s’empresse de nous donner. Puis la marche commence. Le début est difficile: 1000m de dénivelé en moins de 2h30. Nous voila alors sur le Qhapaq Nan. Ce chemin est impressionant.  Il atteind parfois 10m de large et est a certains endroits tres bien conservé. L’avantage de ce chemin est également qu’il est parsemé de ruines Inca. Huber s’iñprovise alors comnme guide en nous décrivant les ruines Inca ainsi qu’en nous rqcontant l’histoire du peuple Inca. Il nous parle de cela avec beaucoup d’émotion et un profond respect pour cette culture.  A 18h30, nous avons parcouru plus de 38km, en suivant le rythme de marche empressé de notre ami Huber (les péruviens ayant l’habitude de beaucoup marcher). Nous arrivons dans le village ou le lendemain nous prendrons le bus en direction de Huari puis Hauraz. Le village étant tres pauvre et pas touristique, Huber prend rapidement contact avec un paysant, croisé sur notre chemin,  qui possede une espece de grange ou nous pourront passer la nuit.

Dernier jour, réveil 6h00 pour pouvoir marcher 1h00 en dircetion de l’arret de bus. Nous voila alors en route pour Huari. Une fois arrivés nous prennons not tickets de bus en direction de Huaraz.

Cette expérience aura quand meme été pleine de rebondissements, ainsi qu’éprouvante physiquement. C’est la premiére fois que nous avons vu le chemin Inca, et avons été surpris par son envergure. Durant cette expérience, on aura également servi de publicité pour la ville de Yauya, Hubert nous ayant interwievé fréquemment pour pouvoir faire un montage vidéo pour cette ville.

Nous sommes donc tres reconnaissant envers les personnes que l’on a rencontré et partageons les remerciements au travers des photos et vidéos prises destinées a l’office de tourisme de la ville de Yauya.

 

26 mai

Vendredi, Chloé et Aurore nous ont rejoint a Huaraz pour y passer le week-end. Nous avons ainsi visité les ruines Inca de Wilkawain pour ensuite rejoindre , en randonnée, les stations thermales de Monterey. Dimanche nous avons fait le trek d'un jour qui nous a mené au lac Churup, un lac situé a 4485m d'altitude, surplombé par le sommet Churup situé a 5495m. Une fois parties pour Lima, Adrien et moi entammons notre troisieme semaine a Huaraz.

...Et pourquoi pas faire un sommet ?
Nous en parlons alors a Sylvain, un francais que l'on a rencontré a l'auberge de jeunesse qui a l'air également motivé a l'idée de vivre cette aventure. La machine est alors lancée ! On contacte Iban qui nous présente un guide qui pourrait nous amener au mont Vallunaraja situé a 5686m d'altitude. Le départ est prévu pour mardi.

L'ascension se fait en deux étapes. La premiére consiste a marcher 3heures pour atteindre le camp de base situé a 5000m. La deuxieme étape consiste a marcher plus de 3heures pour atteindre le sommet tôt le matin, puis a redescendre au point d'arrivée.
Une fois les sacs préparés, nous voila enfin prêts a nous lancer a l'assaut de ce sommet !


Mardi départ 8h. 2h de bus plus tard nous voila enfin prêts a atteindre le camp de base. 3h de marche plus tard, nous y voila. On installe les tentes, puis les guides nous ammenent dans la neige pour nous apprendre a marcher avec des crampons et un piolet. Apres nous être familiarisé avec le le matériel nous resdescendons vers le camp de base pour maenger puis dormir. Le lendemain, réveil 2h du matin pour entammer l'ascension. Crampons aux pieds, piolet a la main, lampe frontale sur la tête, et quelques feuilles de coca dans la bouche (celles-ci ayant pour vertu d'attenuer la faim, la fatigue et le mal des montagnes),nous commencons la marche qui va durer plusieurs heures. A cette altitude l'oxygene se fait rare et on s'essoufle rapidement. La marche se fait de nuit car la neige est plus dure et donc les risques sont moindres. De plus nous sommes tous encordés les uns aux autres. Certaines parties sont vertigineuses alors que d'autres sont parsemées de crevasses. A 6h40 nous voila au sommet. Nous sommes a 5686m d'altitude. Le paysage est magnifique. On a une vue impressionante sur la cordillere noire, fesant face a la cordillere blanche, et une partie de la cordillere blanche. Nous assistons au lever du soleil avant de redescendre, pour ranger les tentes du camp de base puis rejoindre les taxis nous attendant en bas.

Au final,nous aurons vécu une expérience physiquement éprouvante, mais le paysage était vraiment impressionant. Demain, je me séparerait d'Adrien, et entammerait un trek de 8jours dans la cordillere Huayhuasch avec Sylvain et des Israeliens rencontrés a l'auberge de jeunesse.

 

 

04 juin

Me voila maintenant rentré d'un trek classé parmi les plus beaux treks mondiaux : le trek de Huayhuash.

Tout commence au Tambo (l'auberge ou je loge a Huaraz) a la rentrée du Vallunaraju, ou Sylvain et moi décidons de partir pour Huayhuash. Ce trek de 8 jours est organisé par Léo, un péruvien qui travaille au Tambo, faisant office de guide. Le lendemain, on est 17 a partir : 3 arrieros, 1 cuisinier, Léo, 3 francais, ... et 9 israeliens ! L'idée de partir avec autant de personnes me rend au début un peu sceptique, de peur que cela soit une contrainte. Cependant, je me dis que le fait d'avoir des anes portant la nourriture ainsi qu'une partie de notre matériel, et un cuisinier peu s'avérer etre un confort pour ce trek de 8 jours.

D'apres Léo c'est le deuxieme plus beau trek du monde, et c'est au bout de quelques jours que l'on s'en rend compte. On a en effet été impressionés par la diversité des paysages que l'on a rencontré. On a traversé des montagnes désertiques, des sommets enneigés, des lagunes aux couleurs bleu turquoise, de vastes pleines,...

Malgré notre acclimatation, ce trek s'est quand meme révélé difficile. On a en effet du passer une 10aine de cols situés entre 4700 et 5000 m d'altitude, avec une moyenne de 15km par jours. Les nuits ont également été difficiles car la température descendait au dessous des 0 degrés, pour parfois atteindre les -10. Mais c'est avec grande satisfaction que l'on se retrouvait matin et soir pour manger tous enssemble un plat chaud préparé par Felix, notre chef cuisto.

Pour feter la fin du trek, on a décidé, le dernier soir, de tuer un mouton, acheté quelques heures avant. On s'est donc tous réunis pour manger l'animal, cuit sur des pierres chaudes,recouvertes de pierres puis de terre - "a la Pachamanca" - (...J'ai jamais mangé autant de viande en un repas !). C'est donc dans cette ambiance conviviale qu'on a passé notre derniere nuit dans la cordillere Huayhuash, au beau milieu des lacs et des sommets enneigés.

Ce trek aura donc été une belle expérience. Les paysages étaient différents chaque jours de marche, et l'ambiance qui régnait dans le groupe était tres conviviale. A présent me voila rentré a Huaraz. Pour notre retour a la civilisation, Sylvain et moi allons cet apres-midi faire du saut a l'élastique (...pour 10 euros !).

Ayant chacun l'idée, depuis quelques jours, de franchir le cap des 6000 metres, nous sommes en train de nous renseigner pour gravir un autre sommet dans la cordillere blanche, d'ici 2-3 jours....

 

9 Juin

Entre 550 et 850$, c'est le prix qu'il faut verser par personne pour l'ascencion du Huascaran. De plus certains guides de haute montagne nous aprennent que la route principale pour accéder au sommet est fermée, ce qui complique grandement son ascension ! L'idée d'atteindre le sommet le plus haut du Pérou tombe donc à l'eau.
Cependant, certaines personnes nous recommandent l'ascension du Pisco (5750m). Sylvain et Léo s'embarquent alors dans une journée de préparation et me laissent au lit vu mon état fiévreux. Location de crampons, chaussures de montagne, piolets, casques,... nous voilà enfin prêts.

 Dimanche soir nous sommes donc prêts pour l'ascension du sommet que l'on prévoie de faire en 2 jours au lieu de 3. Cependant, on craint devoir reporter l'ascension vu mon état qui ne s'arrange pas... Le lendemain matin, réveil à 7h00 et petit détour par l'Inka Farma avant de prendre le collectivo en direction du Pisco. Bien que mon mal de tête persiste, mon état s'arrange peu à peu...


Le premier jour, on a seulement quelques heures de marche pour parcourir un peu`plus de 1000m de dénivelé pour atteindre le premier camp de base. 2h de marche plus tard, nous y voilà. Il est 15h, nous installons le campement, mangeons et nous couchons assez tôt pour anticiper le réveil du lendemain matin.

On se lève en effet a 1h le lendemain matin pour entammer l'ascension. On commence à marcher (...au rythme de plusieures avalanches qui éclatent à quelques kilomètres de là où nous sommes !) sur des roches pour atteindre le camp de base moreno, où se trouvent les premières traces de neige. -Pour la petite anecdote, on apprend que 3 jours avant une personne est décédée lors de la descente du Pisco en ski. D'après ce qu'on a compris elle est tombée dans une crevasse...- Bref, une fois équipés, nous voilà, après 2h de marche, enfin sur la neige !

La marche est assez difficile. On marche en effet plusieurs heures avec un vent glacial nous fouettant le visage et allant jusqu'à geler l'eau de nos poches à eau. On parcourt plus de 800m de dénivelé dans ces conditions. On arrive au sommet a 7h15 et on voit tous ca comme une délivrance (...y compris le guide qui n'avait pas l'air insensible a la fatigue...!). Le sommet n'est pas très grand, mais la vue y est magnifique. On y voit en effet les principaux sommets de la cordillère blanche. Le Huascarán, le plus haut sommet du Pérou avec ses 6768m. Et l'Alpamayo, plus beau sommet du monde d'après les Péruviens, qui forme une pointe parfaite à 5947m d'altitude. On reste peu de temps au sommet car il y fait un froid glacial. Juste le temps de prendre quelques photos et de manger un bout, nous entamons alors la descente aui ne durera que quelques heures.
 

 

15 Juin

Après avoir fait un dernier trek avec Camille, Chloé, Aurore et Benjamin qui étaient venus pour quelques jours, me voilà contraint de quitter Huaraz, pour pouvoir rejoindre Cusco. C'est avec un petit pincement au coeur que je quitte cette ville dans laquelle je devais rester à priori quelques semaines, et où je suis finalement resté plus d'un mois. Durant ces plusieures semaines, j'aurai (...en plus d'avoir fait de nombreuses excursions dans le Parc Huascarán) réussi à me faire un vaste réseau de contacts et d'amis. Je pense notamment aux 3 frères du Tambo Benji, Estevan et Léo qui m'auront beaucoup aidé dans mon voyage, à Iban et sans oublier Yohan et Sylvain et les autres étrangers que j'aurai rencontré...

23 juin

Apres avoir passe quelques jours a Cuzco, nous voila en route pour le Machu Picchu. On decide de prendre la solution la moins couteuse pour y aller, et donc d’emprunter l’Inca Jungle Trail. Ce nom pouvant paraitre tres exotique est assez revelateur de la chose…

Tout d’abord, avant d’aborder la partie Inca, on a rencontré la partie Jungle.

Etant arrives tard dans la nuit et apres plusieures heures de colectivo, on decide de planter la tante a Santa Maria. Le climat est tres humide et les insectes bien presents, a croire que la jungle est meme dans notre tante !

Le lendemain, on prend un taxi pour arriver a Hydroelectrica et enfin pouvoir entammer la marche vers Agua Calientes. Bien que cette marche ne dure que 2 heures, elle parait assez longue et interminable. D’une part parcequ’on longe la voie ferree, et d’autre part parcequ’on est au coeur de la jungle et on ne voit pas la fin du chemin. Arrives a Agua Calienteson prend un hotel et on se couche assez tot pour pouvoir patir de bonne heure le lendemain matin pour le Machu Picchu.

 On se reveille donc a 4h pour entammer la marche nocturne vers le Machu Picchu. Apres une demi heure de marche, on apprend qu’on ne peut plus acheter les tickets a l’entree du site. Il nous faut donc faire demi-tour pour acheter les tickets a Agua Calientes, l’office ouvrant a 5h.

Une fois les tickets achetes, c’est la panique ! (car les 400 premiers entres au Machu Picchu peuvent acceder au Wayna Picchu –sommet a droite sur la photo-, d’ou notre reveil plutot matinal !). On accede alors au Machu Picchu en des temps records, la marche devant durer un plus d’une heure. On arrive alors en sueur a l’entree du site, et on apprend que nous faisons partis de ceux qui pourront acceder au Wayna Picchu !

Quelques heures plus tard, nous voila en haut du Wayna et avons une vue impremable sur le site du Machu.

J’ai vraiment ete surpris par le site car je m’attendais a quelque chose d’assez petit et touristique, et au final, le site est assez vaste et plutot bien conserve (…bien qu’il soit tres touristique quand meme !). Le site est tres revelateur de l’architecture Inca, composee de grosses pierres constituees de nombreux angles et embriquees d’une maniere impressionante (…l’une des pierres du Machu ayant 32 angles !).

On aura donc passe la journee a visiter le site avant de redescendre vers Agua Calientes puis vers Cuzco.

29 juin

Le sommet Ausangate (6372m) est un sommet  enneigé visible, par temps clair, du sud-ouest de Cuzco. C’est le plus haut sommet de la region, et fait parti des nombreux pics de la cordillere Vilcanota. Le trek, que j’ai choisi de faire seul, sans arriero, ni guide, contourne le sommet. Il commence et finit dans la puna et traverse 4 cols a 4757m, 4850m, 5165m et 5068m. In dure en príncipe 6 jours et passe au milieu des pierres marrons de la puna, des vallées marécageuses vertes, des pics enneigés, des grands glaciers et des lacs turquoises.

 

Jour 1. De Cuzco a Tinqui.

 N’ayant pas entendu mon réveil sonner, je suis parti sur les coups de 10h a la recherche d’un bus pour Tinqui, villaje de départ de mon trek. Le premier bus que j’ai trouvé part a 11h de Cuzco. 4h de bus plus tard, me voila a Tinqui. Il est 3h de l’apres midi et je me dis que ca ne vaut pas le coup de partir pour seulement 3h de marche, la nuit tombant assez tota u Perou. Je pars donc a la recherche d’un hotel, ca me donnera l’occasion de finir d’étudier mon itinéraire sur ma carte.

L’hotel que j’ai trouvé est assez sympa. C’est un genre d’auberge avec douche, cuisine et wc communs. Je suis le seul client, et j’ai l’impression que peu de gens s’arretent par la. L’auberge est assez rustique. J’ai d’ailleurs du chasser des rats sans la cuisine avant de me faire a manger.

Le gérant est un vieil homme fort sympathique. Il m’a d’ailleurs beaucoup Aidé dans la préparation de mon trek et s’est proposé de m’accompagner demain matin pour me montrer le debut du chemin a suivre.

 

Jour 2. De Tinqui au Laguna jatan Pucacocha (8h de marche, 1150m de montée et 350m de descente).

Aujourd'hui, je me reveille a 5h30 pour puvoir marcher des le lever du soleil. Comme covenu, le vieil homme (...dont j'ai oublié le nom), m'accompagne donc durant quelques heures pour me montrer une partie du chemin a suivre. Une fois arrivés, il me laisse alors continuer ma route. me voila maintenant suel dans la nature avec ma carte, mon altimetre, ma boussole, et un sac de plus de 20kg sur le dos. J'ai en effet prévu de la nourriture pour 7 jours au cas ou je me perdrais, dont plus d'un kilo de cassoulet (...1,6kg tres exactement, grace aux precieux conseils de Sylvain étant venu faire les courses avec moi !!), dont il faut que je me débarasse vite fait !

Bien que le chemin soit difficilement visible a certains endrois, il est assez facile de trouver sa route, le trek contournant l'Ausangate. De plus la veille, je me suis fixe quelques altitudes a ne pas depasser pour eviter de monter et descendre constamment et de me fatiguer inutilement. Je me suis toutefois perdu a certains endroits, et notamment a l'Aropa pass (1er col a 4757m) ou je suis allé plus haut que prévu, ceci me faisant perdre une petite demi-heure. Au final, je suis arrivé au laguna Jatan sur les coups de 15h. J'ai été acceuilli par un arriero, qui accompagnait un groupe, que j'ai invité a boire un café. Apres quelques minutes de conversation, il m'a d'ailleurs proposé de travailler en temps que guide, car il ets a la recherche de guide parlant plusieurs langues.

Bref, aujourd'hui, ja'urai donc vu des paysages assez variés, allant des grandes plaines vertes jusqu'aux lacs turquoises, en passant par quelques sommets enneigés et des paysages rocailleux. J'aurai également vus des llamas et alpacas en libeté et des viscachas (sorte de gros lapin avec une queue d'écureuil). Et enfin je me serais fait attaqué par 5 chiens, ceci m'ayant permis d'ameliorer mon lancé de cailloux !

Ce soir j'entamme donc ma deuxieme (...et derniere !!!) boite de cassoulet, afin de gagner un précieux kilo, la journée de demain étant la plus difficile.

Jour3. De Laguna jatan Pucacocha a Laguna Ticllacocha (9h30 de marche, 1000m de montée et 850m de descente).

 Aujourd'hui, c'est la journée la plus dure du trek, avec 2 cols a franchir dont le plus ahut du trek (l'un a 4850m et l'autre a 5165m). Je me réveille donc en conséquence, pour marcher des le levé du jour. Le ciel est bien dégagé et il n'y a aucun nuage. Le chemin quand a lui est bien visible et facile a suivre. Une fois passé l'Apacheta Pass a 4850m, il y a une belle vue sur le Laguna Ausangatecocha et sur l'Usangate. L'ascension du 2 eme col est moins evidente. Elle consiste en une montée d'environ 2h sur une montagne rocailleuse de couleur rouge. Apres quelques heures, le poids du sac sommence a se faire sérieusement ressentir...

Une fois arrivé en hautm il y a une vue imprenable sur la vallée ainsi que sur le camp de base de l'Ausangate ou je décide d'y faire une petit détout. L'apres-midi, les chaoses se corsent. D'une part, il me faut changer mon itinéraire car il passe au milieu de vastes marécages. D'autre partm le temps commence a se gater, jusqu'a apercevoir quelques flocons de neige. En fin de journée, je ne sais plus trop ou je suis et je cherche le lac Ticllacocha ou j'avais décidé d'y passer la nuit. Conaissant son altitude, je me met donc a sa hauteur. Apres quelques heures de marche, me voila enfin face a lui. Il est 5h00. J'ai tout juste le temps de monter la tente, filtrer de l'eau, et me faire a manger,avant que la nuit et le froid ne tombent.

Jour 4. De Laguna Ticllacocha a Cuzco (8h de marche, 400m de montée et 1300m de descente)

Ce matin , je me fais réveiller a 5h30 par la neige qui fouette la paroi de ma tante. Apres avoir jeté un bref coup d'oeil dehors, je me rend coñpte que tout est blanc autour de moi et que les nuagessont relativement bas. ca m'embette un peu car aujourd'hui il reste un dernier col a franchir a 5068m qui parait etre dans les nuages. Je décide d'attendre quelques heures pour voir si le ciel va se dégager. A 8h00 rien n'a changé, les nuages sont toujours aussi bas et la neigetoujours présente. Ne voulant pas paser la journée a attendre, je me décide conc a y aller. Au fil de l'ascension, la visibilité s'améliore petit a petit. Une fois arrivé au col j'arrive a distinguer le chemin a suivre pour arrivet a Tinqui. J'entamme alors une longue descente de plus de 6h en direction de mon point de chute. Avant de descendre vers les grands lacs verts de la puna, je suis au coeur des énormes glaciers constituant le nevado Puca Punta. J'ai meme la chance de croiser un groupe de vicuñas passant devant moi. Apres quelques heures de marche je vois des premiers signes de civilisation dont le petit village de Quecñojo, m'indiquant que je suis sur la bonne route. A 14h30, me voila arrivé a Tinqui. Aujourd'hui, la journée aura été assez difficile, nottament a cause de la météo. J'aurais en effet été freiné par les rafales de vent, la visibilité et la neige se transformant en pluie sur la fin de la matinée.
 

J'ai donc temps bein que mal fini mon trek !
Malgré les imprevus, ce trek a été l'un des meilleurs treks que j'ai pu faire.
Premierement, le fait d'etre seul a vraiment été interessant. Cela m'a permis de vivre et marcher a mon rythme, liberé de toutes contraintes, l'espace de quelques jours.
De plus j'ai été surpris par la variété des paysages que j'aurai pu rencontré.
Enfin, durant ma marche, j'ai été face a de nombreux animaux sauvages (...ou domestiques, en considérant ces braves cheins qui m'ont témoigné de toute leur affection !). Plus sérieusement, j'ai pu traverser de nombreux troupeaux  d'Alpacas et llamas, croisé plusieurs viscachas et vicuñas ainsi que diverses especes d'oiseaux, qui ont fait la paticularité de ce trek.
 

1er Juillet

Apres avoir passé plusieures semaines a Cuzco, il était temps de quitter cette ville ou l'on se sent étouffé par les touristes et tout le commerce qui s'est créé autour. Me voila donc en direction de Puno puis Copacabana pour visiter les iles du lac Titicaca, plus haut lac navigable du monde, a la fois du cote péruvien et bolivien.

Les îles coté péruvien

Me voila a présent a Puno. Cette ville, située au bord du lac Titicaca est le port d'embarquement des différentes iles du lac, coté péruvien.  Apres avoir arpenté, durant plusieures heures, les rues de Puno, je viens au fait qu'il ne faut pas trop que je m'attarde dans cette ville, qui n'a rien d'exceptionel. D'ailleurs, j'ai cru comprendre que dans certaines villes, les péruviens ne payent pas d'impots si leur maison est en construction. C'est donc pour ca que dans certaines villes comme Puno ou Huaraz, beaucoup de maison sont inachevées. Certaines sont nonpeintes, il y en a d'autres ou il y a des tiges métalliques qui sortent du haut des murs,... Bref, il y en a pour tous les gouts.


Je décide donc de partir des le lendemain matin pour la visite des iles flottantes Uros, de l'ile Amantani, et de l'ile Taquile. Pour gagner du temps et éviter d'avoir tout a organiser, je décide de passer par une agence.
Jeudi matin réveil matinal, pour pouvoir prendre le bateau et visiter les iles flottantes Uros dans la matinée. Le groupe est alors formé ! On est une vingtaine de touristes prets a l'embarquement.Parmi eux, je fais d'emblée la conaissance de Boris, un des rares francais du groupe.Il a la trentaine et vit en Argentine depuis 5ans. Il est ici en reconaissance pour l'agence de voyage qu'il a créé sur internet, www.borispatagonia.com (...il m'aura d'ailleurs donné de précieux conseils pour la suite de mon voyage !).

Bref, apres quelques heures de conversation, nous voila sur l'ile Taipi Kili, une des iles Uros. Il y a environ 45 iles d'environ 100m2 chacunes, composées de roseaux flottants de 3m d'épaisseur, ou vivent au total 2000 personnes.Toutes réunies, elles forment un véritable village avec une école, un commerce,... Ces gens vivent essentiellement du tourisme,et ca se voit ! Apres plusieures minutes passées sur l'ile, on nous propose d'acheter un souvenir, puis de faire une traversée en barque faite de roseaux, pour nous rendre sur l'ile d'en face pour.....acheter ! Néanmoins, ces iles valent vraiment le détour car leur visite est intéressante et leur construction unique au monde. 

Nous voila ensuite en direction de l'ile Amantani ou on a la chance d'etre logé chez l'habitant. Des notre arrivée, on est donc pris en charge par la famille chez qui on va passer la nuit. On a ensuite visité les ruines des temples Pachatata et Pachamama sous un beau coucher de soleil. Le lendemain, on quitte alors l'ile Amantani pour une breve traversée de l'ile Taquile située a quelques heures, Avant de rentrer sur Puno.


J'ai beaucoup aimé l'ile Taquile pour son coté sauvage encore préservé. De plus, ce qui est impressionant sur cette ile, ce sont les codes vestimentaires. Par exemple, si un homme porte un bonnet rouge et blanc d'une maniere particuliere, cela veut dire qu'il est en couple, d'une autre maniere, a la recherche de quelqu'un,...Quand aux femmes, la couleur de leur jupe désigne la communauté a laquelle elles appartiennent.

Les îles coté bolivien

Apres ces deux jours de visite, j'ai donc rapidement quitté Puno, pour passer la frontiere bolivienne et me rendre a Copacabana.Cette petite ville située a 20min de la frontiere est au bord du Lac Titicaca. C'est de la que je partirai pour l'Ile du Soleil.

En dehors de ses quelques temples et autres lieux culturels, l'ile est réputée pour ses nombreuses criques désertes. Je saute donc sur l'occasion.Je fais des provisions pour quelques jours et pars avec mon sac a dos pour passer quelques jours sur l'ile. Apres quelques de bateau et plusieures heures de marche, je trouve enfin une crique assez éloignée ou je peux planter ma tante. Me voila a présent seul, au bord du lac Titicaca, avec une vue imprenable sur la cordillera real. J'ai pu donc rester quelques jours a l'écart de la civilisation, sur cette ile ou les paysages ont des allures méditéranéennes. Durant ces quelques jours j'aurai notamment eu l'occasion d'admirer les magnifiques levers et couchers de soleil. J'ai également eu l'occasion de me baigner dans le fameux lac Titicaca, la baignade étant toutefois éphémere (l'eau est aux allentours des 8-9 degrés). Bref, ce petit moment de solitude m'aura permis de m'éloigner des agitations des grandes villes et de réfléchir a la suite de mon voyage.

12 Juillet

Me voila donc maintenant à La Paz, capitale la plus haute du monde ! Cette ville est vraiment hallucinante. Elle est en forme de cuve avec des habitations étagées de 3200 à 4000m. Elle est également entourée d'une centaine de pics enneigés de plus de 5000m, dont l'Illimani, plus haut sommet de la cordillera real, avec ses 6 462m de hauteur.

Je suis donc resté quelques jours à La Paz avant de partir pour le Choro trek avec Malo et F.X, deux francais que j'ai rencontré dans mon auberge. Ce trek offre une diversité de paysages et écosystèmes impressionante sur une distance relativement courte. Nous avons en effet débuté le trek au coeur de la cordillera real, à 4800m avant de descendre à 1185m dans la jungle. Nous sommes donc partis pour 3 jours de marche, pour emprunter cette route pavée Inca, étendue sur une cinquantine de kilomètres. Ce trek s'est avéré être assez intense car on a parcouru 300m de dénivelé positif et environ 3000m de descente, sur l'espace de quelques jours. Mais, étant partis à l'improviste, on a eu notre lot de surprises. On a notamment dormi dans des endroits quelques peu insolites, comme au beau milieu de ruines Inca, ou au coeur d'un champ de café d'un paysan qui nous avait offert son hospitalité. Enfin durant ce trek on a également eu l'occasion de faire de belles rencontres, comme celle d'un vieil homme, qui nous a pris en stop pour rentrer vers La Paz et qui ne manquait pas de conversation !

C'était donc une bonne expérience, sachant d'autant plus que c'était l'un de mes derniers treks en amérique du sud. Je compte en effet à présent découvrir la Bolivie à travers ses nombreux sommets dont en autres l'Illimani, plus haut sommet de la cordillera real, le Licancabur, volcan en plein coeur du salar d'uyuni, ou encore le Sajama, plus haut sommet de la Bolivie, avec ses 6 542m. Bref, plein de beaux projets pour le mois à venir....

20 Juillet - Le Huayna Potosi (6088m)

Après un jour de repos me voilà enfin prêt pour l'ascension du Huayna Potosi (6088m). Ce sommet, situé dans la cordillera real, a environ 25km de La Paz est connu pour être l'un des 6000m les plus accessibles de la Bolivie. Quoi de mieux pour m'acclimater et me préparer pour l'ascension d'autres sommets plus techniques ?!


Me voila donc parti avec F.X, Malo et Benjamin en route vers le premier camp de base à 4700m. Le départ s'est fait en taxi de La Paz, et à notre grande surprise, c'est sous un ciel blanc et de gros flocons qu'on est arrivé au premier refuge, sur les coups de 11h du matin. Les guides commencent alors a remettre en doute notre ascension, mais décident d'attendre quelques heures, le temps que la météo s'améliore... Deux heures plus tard, la neige tombe de manière moins abondante, c'est l'occasion pour nous de partir pour une heure de marche en direction du second camp de base a 5 200m. A 15h nous y voila ! ...et trois heures plus tard, soupe, pates bolognaises et au lit ! car le lendemain matin le réveil se promet d'être matinal.

Bien qu'on soit prêts pour partir le lendemain matin, les guides nous avertissent que l'ascension risque de ne peut être pas se faire vu les conditions climatiques... A 18h nous voila donc au fond de nos duvêts, au beau milieu de ce refuge, a la fois exités de partir le lendemin, mais aussi sceptiques quand au fait de ne pas partir.


Le lendemain, réveil 1h00, le ciel paraît un peu plus dégagé et on apercoit même quelques étoiles, mais le risque a présent, est que la neige ait recouvert des crevasses et que ces dernières soient moins faciles a percevoir. On décide quand même de partir. On est la derniere cordée a partir, et on a donc juste a suivre les traces des cordées devant nous. Au bout de quelques heures de marche, on a rattrapé les cordées précédentes et nous voila devant. La marche devient alors assez pénible et fatiguante car on doit faire les traces dans la neige qui arrive parfois à nos genoux. De plus vienent s'ajouter de grosses rafales de vent d'environ 100km venant nous frigorifier et parfois nous déstabiliser. Malgré les conditions peu favorables, on arrive au sommet sur les coups de 7h00.

La vue d'en haut est magnifique. D'un côté on voit une mer de nuage avec quelques pics enneigés qui dépassent. Et de l'autre on a une vue imprenable sur le Lac Titicaca. On voit également une ombre pyramidale étendue sur quelques kilomètres, crée par la montagne. Le spectacle est unique mais éphemère, car on sera en tout resté une dizaine de minutes au sommet avant de redescendre, le vent soufflant assez fort et étant relativement froid. La descente s'est ensuite fait assez rapidement, car en moins de deux heures on a rejoint le refuge, pour ensuite prendre un taxi et rentrer vers La Paz.


L'ascension du Huayna Potosi aura donc été une bonne expérience et m'aura permis de m'acclimater en vue des futures ascensions que j'ai prévu de faire...

23 Juillet - Le Pequeño Alpamayo (5410m)

Le Pequeño Alpamayo est un sommet a 5410m situé dans la Cordillera real, non loin du Condoriri (montagne en forme de condor). Ce sommet ressemble étrangement à l'Alpamayo de la cordillère blanche (Pérou), considéré comme la plus belle montagne du monde. Le Pequeño Alpamayo forme en effet lui aussi une pyramide quasi-parfaite. Ce sommet, malgré sa faible altitude, est toutefois technique avec une partie de la route a environ 70 degrés.
 
Cette montagne est pour moi un des plus beaux sommets a atteindre dans cette région. Je saute donc sur l'occasion pour me lancer a l'assaut du Pequeño Alpamayo.
 
Mercredi matin me voilà donc parti en compagnie de Felipe pour rejoindre Tuni et pouvoir débuter la marche afin de nous rendre au camp de base. Apres deux heures de marche nous y voilà. Il est alors temps de planter la tente et commencer a préparer le dîner. Très vite une complicité s'installe entre Felipe et moi. Je comprend, en effet, assez vite que cette complicité est nécessaire afin d'instaurer un certain rapport de confiance au sein de la cordée pour l'ascension à venir. Nous serons en effet seulement deux dans la cordée et pour les parties d'escalade nous devrons nous assurer mutuellement.
 
Le lendemain, réveil 3h, pour débuter l'ascension a 4h. On alors commence par 1h de marche sur une partie rocheuse pour pouvoir atteindre le bas du glacier. Ensuite la marche sur glace commence. Ce glacier possede de nombreuses crevasses, et il nous arrive parfois d'enjamber ou de sauter par dessus des crevasses de plusieurs metres de profondeur. Une heure de marche plus tard, on atteind alors la partie enneigée. ...Nous voilà alors arrivé à un premier pass. De là où on est on ne voit pas encore le sommet. Il nous faut alors descendre sur le versant opposé. La descende se fait en escalade sur une partie rocheuse. Ca y est ! On voit enfin le sommet ! Une fois la partie rocheuse terminée, on voit en effet une crête enneigée qui nous conduira vers le sommet. A partir de ce moment, les choses se corsent ! La partie enneigée s'avère être glacée et il nous faut escalader cette pente de plus de 65 degés pour atteidre le sommet. Felipe passe donc en tête et m'assurera pour cette partie d'escalade, qui s'est avérée être relativement physique. Une heure plus tard nous voilà enfin arrivé au sommet.


Difficile d'exprimer ce que l'on ressent une fois arrivé en haut. On ressent a la fois un sentiment d'émotion et de reconnaissance envers notre compagnon de cordée. Mais on ressent également un léger sentiment de domination envers la montagne face a qui on est pourtant tant impuissant et vulnérable...


Après un petit café au sommet et quelques photos prises, il est temps de redescendre. La descente de la partie glacée est assez longue. On s'assure mutuellement, l'un après l'autre. C'est à ces moments que la concentration, malgré la fatigue, est importante. Une fois la partie glacée finie, il nous faut alors escalader la partie rocheuse que l'on avait descendue auparavant, puis descendre le versant mi-glacé mi-enneigé. Ca y est nous voilà enfin en bas ! Il est alors temps de rejoindre le camp de base pour manger un bout, plier bagage et rejoindre La Paz.
 
Ce sommet est l'un des plus beaux sommets que j'ai pu faire. Ce qui m'a plus d'une part c'est l'aspect technique de l'ascension. D'autre part, le cadre était vraiment unique...
Me voila donc maintenant rentré à La Paz afin de m'accorder quelques jours de repos avant la prochaine ascension...

 

31 Juillet - L'Illimani (6439m)

Avec ses 6 439 mètres d'altitude, l'Illimani est la montagne qui domine l'horizon de La Paz. Cette montagne est composée de quatre sommets : el pico Paris, el pico Norte (6.380 m), el pico Central (6.362 m) et el pico del Sur (6.439 m), qui, ce dernier, est l'un des sommets les plus haut de la Bolivie, et le plus haut sommet de la Cordillera Real. Après avoir fait quelques sommets dans la région et donc être bien aclimaté à l'altitude, ça a donc été l'occasion pour moi de me lancer à l'assaut de ce sommet... L'ascension prend quatre jours et j'ai choisi cette fois, pour des raisons budgétaires de me greffer à un groupe. Cette ascension a pris d'emblée des allures d'expédition, car c'est avec deux guides, un cuisinier, des porteurs, un couple d'allemands et un couple d'autrichiens que je suis parti afronter ce sommet...

1er jour - départ de La Paz - arrivée au camp 1 (4500m)

Il est 9h du matin, et le groupe est au grand complet. Après avoir chargé le van, on a donc quitté La Paz afin de pouvoir rejoindre le camp 1 dans l'après-midi. Dans le van on croise des paysages magnifiques où l'Illimani domine l'horizon et on a du mal a s'immaginer que dans 2 jours on sera tout la haut... Quatres heures de trajet plus tard nous voilà enfin arrivé dans le petit village de Pinaya. Il est 13h et il est temps pour nous de manger un bout avant d'attaquer notre premier jour de marche. 3h de marche nous suffirons ensuite pour arriver au premier camp de base, situé a 4500m d'altitude. On est au pied de l'Illimani et le paysage est impressionant, on arrive même de loin à distinguer la ville de La Paz. Dès notre arrivée on a installé le camp, puis on s'est tous réunis pour pouvoir parler tous enssemble. Le groupe est vraiment sympa, mais je m'aperçois rapidement que le langage pose un petit problème pour ces deux couples germaniques, ne parlant par un mot d'espagnol et les guides ne parlant pas un mot d'allemand. J'ai donc ainsi, tant bien que mal, fait l'intermédiaire entre les germaniques me parlant anglais et les guides parlant espagnol. Une fois la nuit tombée et après avoir dîner, les guides nous ont ensuite invité à participer à une cérémonie en honneur à la Pachamama (Pacha = terre et mama = mère), afin de nous porter chance pour l'ascension et pour le mois à venir. Ils avaient donc préparé une sorte de panier dans lequel se trouvaient des bonbons, des billets, des bijoux en argent, des feuilles de Coca,... servant d'offrande pour la Pachamama. La cérémonie a débuté en disposant ce panier au sol. Chacun à son tour a ensuite jeté les plus belles feuilles de Coca, que l'on avait dans une poche, au milieu de ce panier. Puis on a versé également un par un quatres bouchons d'alcool a 96 degrés avant d'en boire le dernier. On a ensuite mis feu à ce panier, le but étant que tout ait brulé afin que les prières soient réalisées. Nous sommes donc restés autour de ce feu plusieures minutes d'une part parcequ'on avait tous froid et il nous permettait de nous réchauffer un peu et d'autre part pour nous assurer que ces offrandes soient bien brulées. Le fait de participer à cette cérémonie nous a tous impressioné et cela a permis a scinder d'autant plus le groupe et installer une complicité entre chacun d'entre nous...

2ème jour – camp de base 1 - Nido de Cóndores (5 550m)

On se lève aujourd’hui a 9h afin d’entammer notre deuxième jour de trek pour pouvoir atteindre le deuxième camp de base appelé Nido de Cóndores et situé a 5 550m d’altitude. Vu l’étendue et le poids de notre matériel, on est aidé par cinq ou six porteurs, qui nous accompagneront jusqu’au camp de base 2. Le trek est vraiment beau, on passe notamment au milieu de paysages rocailleux avant d'atteindre les premières traces de neige. Il nous aura ainsi fallu environ 5h de marches pour atteindre le camp de base 2. Nous installons alors le camp juste en dessous du glacier et a quelques mètres de la neige. D'ici on distingue vraiment bien deux pics de l'Illimani et on distingue également de mieux en mieux La Paz. On arrive également à voir le Sajama, plus haut sommet de la Bolivie, ainsi que le Parinacota situés pourtant à plusieures centaines de kilomètres de l'Illimani. Nous sommes a présent tous excités à l'idée d'entammer l'ascension le lendemain matin. Nous mangeons alors sur les coups de 18h puis allons nous coucher pour être en forme pour le lendemain matin car le réveil est prévu sur les coups de 1h...

 

3ème jour - Nido de Cóndores - Sommet (6 439m)

Il est 1h du matin lorsque Carlos, le guide, vient secouer ma tente, en guise de réveil. J'ai vraiment mal dormi du fait de l'altitude, de l'excitation et du froid. Je pense avoir dormi moins de deux heures et je crois que tout le monde est plus ou moins dans mon cas. On se rejoint donc tous pour prendre un petit déjeuner, un café et un maté de coca. Puis on part s'équiper. Polaires, pantalon, guêtres, cagoule, Harnais, crampons, piolet,... nous voilà donc prêts pour l'ascension qui se prommet d'être longue... Tout le monde se remplit la bouche de coca qui a entre autres pour vertu d'attéenuer le mal des montagnes. Andres, le guide est premier de cordée, je suis deuxième et l'Autrichien est le dernier. Le début de la marche est assez pénible car le froid et la fatigue nous gagnent. Mais quelques heures de marche plus tard, l'altitude vient s'ajouter à ça ! ...on arrive tant bien que mal a continuer notre ascension. Après plusieures heures de marches, nous dépassons le cap des 6 000m et il nous faut à présent escalader une partie assez pendue (d'environ 75 degrés) sur glace/neige et sur une longueur de 200m. Il nous faut donc bien planter le piolet et les crampons, et avec l'altitude, cela devien vite fatiguant. Au bout d'une heure, on y viendra a bout. Il nous reste alors quelques centaines de mètres avant d'arriver au sommet. Avec l'effort, l'oxygène se fait rare et il nous arrive parfois de tomber de fatigue. Cela fait 6h que l'on marche et on aperçoit alors le sommet. La-haut le vent souffle fort et le froid se fait sérieusement ressentir. La vue est assez impressionante, bien que le vent balaye les nuages situés a quelques centaines de mètres en dessous de nous. On aura donc passé seulement une dizaines de minutes au sommet avant de redescendre. Lors de la descente la prudence est de vigueur et il nous faut garder notre concentration. C'est sur les coups de 10h qu'on rentrera au Nido de Cóndores a la fois affamés et crevés de cette matinée. A 12h on décide alors de plier bagage et de rentrer au camp de base 1 a 4 500m. Vers 5h du soir nous y sommes et Freddy, le cuisinier, Carlos et Andres nous ont préparé une petite surprise. Pendant notre abscence Freddy s'est en effet occupé d'acheter un mouton pour le tuer et le cuisiner de façon Pachamanca. La cohésion dans le groupe est vraiment bonne et on profite de ce festin pour se remémorer des aventures de la matinée...

4ème jour - Camp de base 1 - La Paz

C'est donc notre dernier jour, et avec les aventures de la veille on se lève sur les coups de 9h-10h. Après avoir pris un petit déjeuner royal, le guide nous appelle tous en nous disant qu'il a une surprise pour nous. ...Et c'est derrière un petit muret qu'on voit Carlos avec deux cageots remplis de Bières, qui nous attendait pour fêter notre ascension. C'est donc sous une ambiance plutôt festive et conviviale que nous avons entammé ce dernier jour...

Cette expérience aura ainsi été relativement éprouvante physiquement. Ça aura été surement le plus haut sommet de mon voyage. Mais au delà d'un simple défi sportif cette expédition aura ainsi vraiment été une aventure humaine. La complicité entre chacun d'entre nous était en effet notable...

11 Juillet - Pequeño Alpamayo (route française) + Condoriri (Cabeza del condor)

Il va bientôt me rester trois semaines avant la fin de mon voyage et il est à présent temps pour moi de quitter La Paz. Avant ça, j'ai choisi de faire deux derniers sommets dans la région. Au programme : 3 jours de montagne parmis lesquels je ferais l'ascension de deux sommets. J'ai choisi de faire des sommets un peu plus techniques que d'habitude. Pour donner un petit ordre d'idée, les cotations des sommets (qui prennent en compte la technicité, l'altitude,...) sont les suivantes : Facile (F), Peu Difficile (PD), Assez Difficile (AD), Difficile (D),Très Difficile (TD),... avec des nuances (+/-). Jusqu'à présent je m'étais arrété au niveau AD- avec l'Illimani, mais les deux sommets que j'ai fait étaient niveau AD+...
Ayant beaucoup aimé le Pequeño Alpamayo, j'ai ainsi choisi de refaire l'ascension de ce sommet, mais cette fois en passant par la voie française (ou route directe). Cette voie sud-ouest d'environ 200 est inclinée a environ 80 degrés. Bien qu'avant elle soit enneigée, elle est aujourd'hui recouverte de glace, ce qui lui vaut cette cotation. 

D'autre part j'ai choisi de faire l'ascension de La cabeza del Condor (la tête du Condor) du Condoriri, cette fameuse montagne en forme de Condor. Ce sommet allie escalade sur roche et marche sur neige. Sa cotation est due à l'escalade sur la roche qui est assez difficile, d'autant plus à près de 5000 et 5600 mètres d'altitude ! Il faudra en effet escalader une partie rocheuse d'environ 100 pour arriver à la partie enneigée puis ensuite pour arriver au sommet dépourvu de neige... 

1er Jour - La Paz -Tuni

C'est Felipe (guide avec lequel j'ai fait le Pequeño Alpamayo) qui va m'accompagner durant ces trois jours. On part donc de La Paz avec son frère, qui conduit, qui nous amène au petit village de Tuni. Une fois arrivés, on prend alors des mules, pour amener toutes nos affaires au camp de base laguna Chiar Khota, à 4700m, dans lequel on passera deux nuits. Il est 17h lorsqu'on a fini de monter le campement. On a tout juste le temps de nous faire à manger avant d'aller se coucher, car demain on se lève a 3h...

2ème Jour - Pequeño Alpamayo par la voie française (5410m)

Comme promis on se lève donc a 3h. On s'habille, déjeune, et on part sur les coups de 4h. Comme la dernière fois, il nous faut plus ou moins une heure de marche pour arriver au glacier et enfin chausser nos crampons. On attaque donc la marche sur neige avant d'arriver quelques heures plus tard à la partie rocheuse, dépourvue de neige, qu'il faut escalader. On voit alors le sommet. Une fois arrivés de nouveau à la partie enneigée, on décide de faire une petite pause pour visualiser la partie a escalader. En effet, au lieu de longer la crête menant au sommet, on passe cette fois par la partie basse puis par la paroi enneigée assez pentue longeant la paroi rocheuse (visible sur la première photo). On entamme alors une petite marche qui nous mènera au pied de la paroi. Cette dernière est recouverte de glace, ce qui compliquera notre ascension. Felipe monte donc en premier afin de pouvoir placer des broches à glaces pour pouvoir m'assurer et pour sa sécurité. Une fois au milieu de la paroi il me fais signe de monter. Deux piolets sont nécessaires pour l'ascension et la première partie est entièrement glacée. Son ascension est physiquement éprouvante. Il faut en effet s'y prendre à plusieures reprises pour bien enfoncer les piolets et les pointes des crampons (...ce qui fait les bras et les mollets !). Je fais donc quelques pauses au cours de la montée, d'autant plus qu'il faut retirer les broches à glace que Felipe avait placé. Après un peu plus d'une heure passée sur cette paroi nous voilà donc en haut et il nous faut emprunter la fin de la voie normale pour arriver au sommet. Ca y est ! nous y sommes ! La vue est bien dégagée et est tout aussi belle que la dernière fois. Nous entammons alors la descente par la voie normale qui nous prendra moins de deux heures. A 13h nous voilà arrivés au camp de base. On se cuisine une soupe rapidement puis je pars me coucher éprouvé par les efforts de la matinée. Je me réveillerais juste a 18h pour manger un bout et repartir au lit...

3ème jour - La cabeza del condor (5700m)

L'ascension de la cabeza del condor paraît un peu plus technique que celle du Pequeño Alpamayo. ...Et qui dit technique dit danger ! En effet, une semaine auparavant, un alpiniste est décédé en s'essayant à son ascension et son guide s'est cassé la jambe. Les dangers viennent d'une part de la roche qui se défragmente facilement et qui rend son escalade difficile. Il vient également de la neige qui fond le jour et qui se transforme en glace la nuit. C'est donc avec un peu d'apréhension qu'on se lance à son ascension. On croisera également au camp de base d'autres groupes qui n'ont pas réussi son ascension...

Le réveil est aujourd'hui plus matinal. On se réveille en effet sur les coups de 1h pour partir vers 2h. On entamme alors une longue marche de 2h sur terrain rocheux voire sableux. C'est là qu'on devrait arriver à la partie enneigée. Mais à la grande surprise de Felipe, qui n'a pas fait ce sommet depuis un bon moment, la partie qui devrait être enneigée ne l'est plus ! On est donc face à un grand couloir assez raide recouvert de sable et face à une paroi rocheuse d'environ une trentaine de mètres. Que faire...? Après un petit moment de réflexion, Felipe me dit qu'on peu escalader la paroi rocheuse. On se lance donc à la tache et vu la constitution de la roche, il nous faut tester chaque prise, car il nous arrive parfois que la roche nous reste dans la main. Quelques minutes plus tard, nous voilà en haut. On continue alors notre marche qui est parfois un peu périlleuse. On marche en effet sur un terrain sableux d'environ 15cm de large assez pentu avec le ravin sur le coté.

Après un peu plus de 3h de marche depuis le départ du camp, nous arrivons à la partie enneigée, qui s'avère plus glacée qu'enneigée. La marche sur neige n'est pas trop difficile, d'autant plus qu'il nous faut quasiment 1h30 pour arriver au pied de la cabeza. La cabeza est entièrement constituée de roche et de glace. Lorsqu'on commence à s'attaquer à son ascension, on marche sur une paroi assez raide constituée de glace dans laquelle se trouvent emprisonés plusieurs cailloux, qui font parfois surface. Le terrain est vraiment instable au cours de l'ascension, ce qui la rend dangereuse.

Au milieu de la montée, Felipe s'arrête et me demande ce que j'en pense. Bien que je n'ai pas beaucoup d'expérience, je lui dit que le terrain n'est pas vraiment stable et que je crains que pour la descente, la glace fonde et le rende encore moins stable. Mon avis est donc de redescendre. Durant ce cours temps de pause on a parfois a faire a des chutes de pierres qui nous tombent directement dessus. Felipe partage le même avis que moi. Il me dit qu'on a environ 2h avant que la glace fonde. Nous devons être a quasiment 5600m et il nous reste uniquement 100m pour arriver au sommet. On préfère pourtant être raisonable et redescendre d'autant plus que Felipe m'avouera que c'est sur cette paroi que la personne est décédée une semaine auparavant. La raison l'emporte donc sur l'envie d'atteindre le sommet.

On entamme donc la descente vers le camp. Sur la route, pour combler mes frustrations, je demande à Felipe de me laisser descendre dans une crevasse d'un peu plus de 6m de profondeur. En bas la vue est vraiment belle. Je suis entouré de glace reflétant la lumière du jour. Mais hélas je n'ai pas pu prendre de photos car j'ai préféré laisser mes affaires en haut vu la largeur de la crevasse. A 10h nous voilà donc rentrés au camp sous une ambiance plutôt bonne malgré notre échec. Après s'être fait à manger, on plie bagage et on marche pour rentrer à Tuni et retrouver son frère qui nous ramènera à La Paz. Sur la route, on fera tout de même un petit arrêt par la maison de Felipe qui s'est fait un plaisir de me présenter à sa famille... 


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